Article dans le « Télégramme » du 21 janvier 2016

Las du "chacun pour soi", Frédéric et son fils, Morgane, Maryvonne et Martine ont choisi un modèle d'habitat écologique et social.
Las du « chacun pour soi », Frédéric et son fils, Morgane, Maryvonne et Martine ont choisi un modèle d’habitat écologique et social.

Enfin ! Le rêve d’un petit groupe d’habiter ensemble un immeuble collectif va devenir réalité. Pas tout de suite, il y a encore bien des choses à régler, mais le premier coup de pioche devrait être donné début 2017. Une longue aventure qui se concrétise.

C’est l’envie d’habiter ensemble de façon écologique et solidaire qui avait fédéré le groupe, en 2010. Une association, « Les toits partagés », s’était constituée. Depuis, le groupe a évolué, car le projet a été long à mettre en place. Il a fallu trouver un cadre juridique, des soutiens à la mairie et à l’Agglomération. Rechercher un terrain, un architecte, un promoteur…
C’est dans le futur écoquartier lorientais, au nord de la voie ferrée, entre la rue Mancel et le rond-point du Manio, que le petit collectif de trois étages va s’implanter, sur un terrain acheté à la Ville. Il est conçu par la Scop d’architecture Solécité, de Nantes, qui a déjà construit plusieurs bâtiments en habitat participatif. Construit par Le Logis breton, il abritera douze logements, du T4 au T2, et bénéficiera d’espaces communs comme des chambres d’amis, une buanderie avec machines communes, une salle commune avec cuisine pour les fêtes ou réunions, un atelier avec outils partagés…

Une charte de vie

Le projet est évalué à 2 M€, soit 2.100 € le mètre carré. Le permis de construire devrait être déposé en juillet et la pose de la première pierre devrait se faire début 2017, pour une livraison espérée en 2018. À ce jour, sept foyers ont intégré la petite communauté : deux couples avec de jeunes enfants, un couple d’une soixantaine d’années et quatre personnes seules, retraitées ou en passe de l’être. « Notre envie, c’est de retrouver un esprit village, favorisant l’entraide, les échanges de services.
Dès le début, nous avons rédigé une charte entre nous, avec comme principes de base : la mutualisation, le partage d’espaces, la prise de décisions en commun… », expliquent Maryvonne et Martine. « L’idéal serait d’accueillir de nouvelles familles, pour une meilleure mixité entre générations ».

« Mixité financière »

Le principe de mixité sociale est également un principe de l’association. « Toute personne intéressée doit pouvoir être intégrée, dans une idée de mixité financière », déclare Frédéric. « La loi Alur sur l’immobilier a bien facilité les choses en créant le statut de coopérative d’habitants ». Ainsi, chaque co-habitant, par son apport financier et/ou ses loyers, devient propriétaire, sur l’ensemble du bâtiment, de parts sociales, parts qu’il peut vendre à la coopérative (qui est propriétaire des murs et du foncier) s’il souhaite partir.

Cinq logements encore disponibles

« En plus, le bâtiment sera  » presque passif « , d’où des économies d’énergie et des charges diminuées. Et pourquoi pas envisager un abonnement collectif pour le gaz ou pour l’eau ? », suggère Morgane. Deux T4, deux T3 et un T2 sont encore disponibles. Les personnes intéressées sont invitées, vendredi, à rencontrer les membres des « Toits partagés » en compagnie d’Olivier Le Lamer, pour la Ville de Lorient ; Nathalie Cornec, pour Le Logis breton ; Pierre-Yves Bossé et Olivier Pouvreau, pour la Scop d’architecture Solécité.

Pratique
Réunion publique, vendredi à 20 h, dans la salle du conseil de la mairie.

© Le Télégramme – 21 janvier 2016 

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Résoudre : *
17 × 6 =